Choses promises, choses dues, voici un peu de culture afférente à l’économie de la Slovaquie. Je rajoute un peu de géographie, vous sentant gourmands, ô lectorat.

Commençons par le commencement :
- La Slovaquie n’est pas membre du G8 (no kidding?)
- Sa capitale est Bratislava (distante de Paris de 1359 km, soit un plein en C5 HDI avec le pied léger)
- Sa superficie est de 49 036 km² (à peu près autant que les Pays-Bas mais en moins plat)
- En 2006, on dénombrait 5.4 millions d’habitants
- Le PIB par habitants s’élève à 61 Mds € en2006 (pour info : 109 en France)
Reste que la croissance (du PIB, s’entend) est particulièrement élevée : 8.3% en 2006 par rapport à l’année précédente et le salaire moyen augmente d’année en année (d’environ 600€ par an) pour s’établir à 504€ par mois en 2006. Le taux de chômage représente encore 9.4% de la population active mais il est à mille lieues des 15.6% d’il y a 5 ans.
Petite particularité locale, on estime qu’en 2010, près de 50% du PIB sera généré par l’automobile. On y retrouve d’ailleurs VW, implanté dans le pays depuis le rachat de Skoda et qui produit actuellement des « camions de luxe » comme dirait le Roi : Touareg, Cayenne et Q7 sont faits du côté de Bratislava. Hyundai-Kia est présent à Zilina depuis peu (production des Cee’d et i30). Quant à PSA, le Groupe produit la 207 à Trnava depuis 2006, un autre véhicule d’une marque respectable viendra s’y ajouter. Lisez la presse, vous saurez… Ajoutez à ça le tissu d’équipementiers et de fournisseurs qui va avec. Bref, le bassin d’emploi du triangle Bratislava-Trnava-Nitra se porte bien, le chômage y est tombé sous les 4% en 2006.
Le taux de natalité, en revanche est loin d’être miraculeux : l’accroissement naturel dépasse à peine les 3800 têtes pour 2006. Le solde migratoire est d’environ 1500 personnes, avec une météo pareille, vous me direz... Bref, la télévision et la pilule ont fait effet dans ce pays.
Après avoir intégré l’espace Schengen dans 2 semaines, la Slovaquie sera dans la zone Euro dès le premier janvier 2009. Je devrai donc vivre mon second changement de monnaie. Je m’estime chanceux parfois.
Vous en savez trop, on passera à la géopolitique une autre fois.
Sources : Eurostat & UbiFrance