lundi 28 janvier 2008

For what it's worth

28 01 2008

Chères lectrices, l’heure est venue de confirmer ce que vous pensiez depuis fort longtemps : je suis bon à marier. Vous arguerez -et comment vous blâmerais-je ?- que j’ai déjà de fort nombreuses qualités : je travaille pour le compte du Raïs et de son commerce extérieur, je sais danser comme Michael Jackson et je connais la valeur de choses aussi essentielles et plaisantes que sont l’amitié, les BX, le Coca-Cola ou les parties de bourgeoisie improvisées. Je sais même cuisiner des maquereaux pêchés par mes soins. A croire que je n’ai aucun défaut. D’ailleurs, c’est le cas.

Aujourd’hui, c’est encore sous un jour agroalimentaire que je vais me dépeindre. Ce début de semaine fut l’occasion d’exécuter, non pas un opposant au régime, mais un gratin de pâtes aux épinards. Autant vous le dire tout de suite, s’il était assez réussi, il m’a fallu composer avec de la féta bavaroise achetée chez Tesco. De mémoire d’expat’, j’ai rarement vu une féta aussi dégueulasse. En même temps, vu la provenance… L’essentiel étant d’avoir fait un plat plus que correct et avec les bons ustensiles. Il faudra juste que je garde à l’esprit que je ne suis qu’une seule personne ; inutile de cuisiner pour un régiment.

Bon à marier, peut-être, mais c’est loin d’égaler chez Laurette

dimanche 27 janvier 2008

La route Devín

27 01 2008

Certes, vous auriez pu vous passer du jeu de mots entre ma destination pré-dominicale et le célèbre parcours alsacien, mais les faits sont là : il me fallait un titre. C’est donc au château de Devín que je me suis rendu, sur une colline surplombant le Danube et offrant un sympathique panorama sur l’Autriche. Il s’agit d’un des plus importants châteaux de Slovaquie, réputé imprenable jusqu’à ce qu’un corse en décide autrement. Napoléon a en outre profité de l’occasion pour transformer la solide bâtisse en ruines, estimant que le désormais frêle gîte manquait d’intérêt stratégique. Il n’en reste pas moins un très joli site à deux pas de Bratislava. L’ensemble a en outre eu le bon goût d’être généreusement baigné des rayons d’Hélios lesquels ont apporté une touche délicate et lumineuse dans un univers qui eût été bien plus froid en d’autres cas. Place aux images, si vous me permettez (je n’en doute pas).

La soirée s’est finie par une promenade à Bratislava pour manger dans un resto accolé à un hôtel quatre étoiles. J’ai donc cassé ma tirelire pour régler une note de 13€. C’est à la fois bourgeois et plébéien. Le chemin du retour verra le beau temps remplacé par un vent non négligeable et autant de corrections de cap pour que la C3 tienne en place. Ca se termine dans la salle de billard de Biely Kostol, classe et abordable. Comme à l’accoutumée, mon voisin du dessous a mis un point d’honneur à m’apprendre l’humilité.

vendredi 25 janvier 2008

Les frères slaves

25 01 2008

Lectorat bien aimé, je vous demanderai d’accepter mes humbles excuses quant au retard de ce post : cela fait quelques jours que j’aurais dû vous narrer mon dernier week-end. Mais voilà, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin, on se met à procrastiner. Et le billet tant attendu de tarder. Long story short, j’étais en charge de promener mes deux voisins VIE ainsi que mon Ego en direction de Bratislava où l’on a mangé, visité le centre et le château.

Trois garçons dans le vent :

Au loin, les éoliennes de l’Autriche :

Notez le vaste champ de HLM sur la Rive Sud du Danube :

Le Danube Bleu dans sa version achromatique :

La soirée voit un apéro s’organiser dans mon salon en présence d’une demi-douzaine de jeunes rémunérés par Christine Largarde. En bon atlantiste, je sers du pop-corn micro-ondable et fais découvrir les Oreo à un membre de l’assistance, conquis par le produit. Au passage, je vois que je ne suis pas la seule groupie de ces fabuleux gâteaux. Nous sommes deux à faire de l’importation. Ladite personne m’apprend en outre la signification de Bratislava : les frères slaves. Ce n’est pas faute d’avoir tout le vocabulaire nécessaire depuis novembre. C’est juste que mon intelligence n’est pas allée jusqu’à faire le lien. Ca se finit en soirée à Trnava. Le genre de soirée où l’on dépense moins de 10€ tout en se sentant riche. Bienvenue en Slovaquie.

vendredi 18 janvier 2008

Ruža, ruža, ružam…

18 01 2008

… Ružarum, ružis ružis. C’est le tango des forts en thème : me voici en train de payer pour tout le latin auquel j’ai échappé. Certes, j’ai fait de l’allemand, plein et en classe européenne qui plus est. J’ai quelques notions d’hébreux et suffisamment de vocable néerlandais pour susciter les foudres de mon interlocuteur et inutile de vous rappeler mon niveau d’anglais, une partie de mon lectorat ayant même eu la chance, que dis-je, le privilège de m’avoir comme correcteur (nègre ?) attitré.

Si l’anglais est une langue très accessible, on ne peut pas en dire autant de mon nouveau sujet d'études. En fait, ça dépasse l’entendement : les slovaques ne se contentent pas de quelques cas comme le nominatif, l’accusatif, le datif ou le génitif, non. Ils vont jusqu’au bout de la démarche de dissuasion grammaticale en y adjoignant quelques réjouissances comme le locatif et l’instrumental. Bien entendu, les trois genres (masculin, féminin et neutre) n’obéissent pas à la logique anglo-saxonne –pour une fois qu’ils font preuve de logique… N’espérez donc pas trouver une quelconque évidence dans la classification des noms communs. Et n’allez pas croire que les slovaques se seraient arrêtés en si bon chemin : le masculin est doublé selon qu’il s’agisse d’un masculin animé ou inanimé. Rajoutez à cela les signes diacritiques (i.e. les lettres bizarres) et l’absence de racine latine au vocabulaire et vous aurez vite fait de réaliser la douleur des expats’. Trois heures par semaine dans mon cas, ce n'est pas le fruit d'une extravagance, c'est une nécessité. Comme disent les serbes, les cents premières années sont les plus difficiles.

Comment ne pas faire le lien avec le tango du temps de zéros qu’avait connu le Grand Jacques ? Je vous offre ce petit instant d’hédonisme musical.

Résolutions

18 01 2008

Puisque nous sommes encore aux prémices de l’année 2008, je vais faire ce que les Nations Unies font avec tant de brio et d’élégance : prendre des résolutions.

Voici les miennes :

  • Passer cette année 2008 sans prendre le métro parisien (j’ai déjà trop donné en 2005 et amorcé ma detox dès mars 2007)
  • Manger plus de Whopper
  • Préserver un certain niveau de parisianisme en dépit de l’éloignement
  • Ne pas payer d'impôts
  • Ne pas payer l'essence
  • Ne pas payer de frais afférant à l'automobile en général (je ne l'ai jamais fait avant, je ne vois pas pourquoi je le ferais maintenant)

lundi 14 janvier 2008

My big fat greek wedding

14 01 2008

N’allez pas en déduire que j’ai cédé aux charmes de ma chère bourgeoise de la rue Michel-Ange ou d’une slovaque : j’en suis déjà à deux verres cassés hors mariage. Quand je vous disais que j’étais traditionnaliste…

J’en suis à me demander ce que doit donner un mariage judéo-grec, entre le verre et la vaisselle, il ne doit plus rester grand-chose.

Stillness in Time

14 01 2008

Si certains s’habillent de rêves, d’autres sont au summum de la bourgeoisie et du consumérisme (et ce n’est pas moi qui les blâmerait). Mon Bienaimé Délégué et ami de 24 ans appartient à cette seconde catégorie. Il en avait envie, il en avait les moyens, il s’est fait plaisir. Après tout, c’est pour se payer les plaisirs de la vie que l’on travaille (j’allais rajouter les impôts mais, je n’en paie guère en dehors de la TVA). Au départ, je dois bien avouer que je trouvais l’investissement excessif mais à y regarder de plus près, entre la valeur résiduelle de l’objet au fil des ans, la qualité du produit, son utilité avérée et l’aspect hédonique procuré à son acheteur, je me dis qu’il a bien fait.

Je laisse la parole à David, mon Délégué et ami de 24 ans

Il y a des acquisitions qui ne s’expliquent pas, des fantasmes qui ne se comprennent pas, des plaisirs égoïstes non décryptables. Mais quant un rêve peut être accédé de son vivant, et que la seule contrainte est pécuniaire, pourquoi se priver ? Pourquoi être regardant quant on ne sait pas de quoi demain sera fait ? Vous connaissiez déjà mes goûts de luxe, et ma propension à avoir ce que je veux, quand je veux, si je veux. Ici, la démarche est différente. Ce n’est pas une folie passagère. C’est une part de rêve, presque une part d’histoire.

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Dimanche à Nitra

14 01 2008

Nitra est la cinquième ville du pays du haut de ses 85 000 habitants. Située à 45 km au Sud-Est de Trnava, on se devait d’y aller pour voir. Honnêtement, pas de quoi épater un parisien aguerri : en dehors du centre (autour du théâtre et du château), il faut aimer l’architecture très soviétique de la ville. Restent quelques clichés sympas que je vous offre :

Il y a sans doute plus de juifs à Levallois qu’en Slovaquie, nonobstant, Nitra dispose d’une synagogue au style plutôt oriental.

dimanche 13 janvier 2008

Can’t buy me love but furniture

13 01 2008

Les compatriotes d’ABBA ont beaucoup fait pour l’humanité: on retiendra d’eux plusieurs choses comme les havreflarns, les voitures increvables qui ne font pas mal au dos, les allumettes, les Krisprolls, Europe, Dr Alban ou The Hives (quoi, j’ai oublié Ace of Base ?). La Suède est même le troisième pays le plus récompensé à l’Eurovision. Mais tout ceci relève du détail aujourd’hui : l’ex Union de Kalmar nous a apporté une chose essentielle à nous autres, jeunes actifs. Présent depuis 1992 avec le magasin de Bratislava, Ikea a su se rendre indispensable au quotidien de millions de gens. On résume ? Mon appart’ a besoin d’un peu de déco et de meubles, j’ai du pouvoir d’achat, il ne me restait plus qu’à céder aux sirènes de la consommation. Je me suis donc acquitté de ma tâche avec beaucoup de plaisir, faut bien s’assumer.

Mes nouveaux compagnons se prénomment donc Benno, Poäng, Ektorp, Ribba, Ringsjön et Sanni sans oublier Tindra Ljuv. En dehors de ça, j’ai désormais un congélateur qui a été l’objet de trop dans la voiture… Les images sont sans appel : la C3 est limitée, un break C5 ou un Berlingo Dangel auraient été tellement plus classes en pareil cas. J’en connais un, par contre, qui n’a ni clous, ni marteau… Passage chez Tesco en perspective.

Si je continue à passer mes samedis chez Ikea, je vais devoir envisager de faire comme Mark Malkoff

Teeny weeny short short cheese

13 01 2008

Inutile d’espérer un autre format à Trnava, le fromage du Raïs est singulièrement petit là où je vis...

jeudi 10 janvier 2008

L’art de l’utile

10 01 2008

Faire la cuisine, c’est bien. La faire avec les accessoires idoines, c’est mieux. En l’occurrence, des accessoires Mastrad, autant faire ça avec classe et élégance. Mastrad est aux ustensiles de cuisine ce que la suspension Hydractive 3 est aux combinés ressorts-amortisseurs classiques : un progrès indéniable pour l’Humanité. Oubliez la pénicilline messieurs, dames, la vraie innovation, c’est le gant Orka.

Un ensemble gant-manique lavable en machine ou au lave-vaisselle qui a le bon goût de vous protéger d’une exposition de plus d’une minute à 316°C, c’est ça la magie du progrès technique. Ajoutez à cela deux ventouses de la même enseigne qui supportent sans broncher 8 kilos de traction en vertical et 25 selon l’horizontale. Vous comprendrez que je n’aie pu résister à tant de prouesses. C’est bourgeois à souhaits, donc totalement indispensable.

Si ça continue, je vais vraiment me payer un grill de George Foreman

Les paumés du petit matin

10 01 2008

Ma mère, voici le temps venu de prier pour mon salut : en effet, elle est revenue. Il ne s’agit pas de la Mathilde du Grand Jacques mais bien de ma connexion Internet. Après quelques semaines de semi-abstinence 2.0, me voici désormais relié à la civilisation via les Autoroutes de l’Information. J’ai par ailleurs hérité du câble, c’est donc avec grand plaisir que je vais pouvoir revoir Jon Stewart et ses acolytes du Daily Show. Et puis, avouez que la vie sans Internet, c’est comme CNN sans Richard Quest et Larry King, ça fait un peu vide.

Le plus important reste que je ne suis plus obligé de dormir : il m’est désormais loisible de passer mes nuits avec Mon Bienaimé Délégué et son stagiaire ch’timi parisien.

dimanche 6 janvier 2008

Better late than never

06 01 2008

Mon premier billet politique, guess what ? C’est moi qui choisis le thème.

Cliquez ici pour obtenir l’article complet. Bonne lecture.

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Leaving Paris’s never easy

06 01 2008

S’il vous restait le moindre doute sur ma propension à aimer la vie parisienne, le moment est venu de lever lesdites incertitudes : je suis né du bon côté du périph’, j’ai certes vécu countryside (i.e. à 10 minutes de St Lazare) mais je peux raisonnablement être assimilé à un parisien. Je traverse au rouge, quand on me demande d’où je viens, je réponds « de Paris » et non « de France » et j’ai suffisamment de condescendance envers les provinciaux* pour être une groupie de la Capitale.

Mais voilà, il est temps de se quitter. Adieu ma belle Capitale. Adieu ? Non, au revoir. L’heure est venue pour moi de retourner dans un pays où beauté et urbanisme semblent antonymiques. Avouez que ça l’aurait fait « Le baron Haussmann au pays des Soviets »… Pourquoi suis-je allé m’embarquer en Slovaquie ? Ah, oui, ça me revient : le pognon.

“It’s easier to leave than to be left behind”, ça ne fait nul doute. Famille, amis, merci encore pour ces charmantes retrouvailles. Cher lectorat, bon baisers de Biely Kostol.

*: il en a quand même quelques uns que j’aime, ils se reconnaîtront ;-)

Family tree

06 01 2008
Parfois, il suffit d’un rien pour résumer d’où vient sa famille. En l’occurrence, des Oreo, du pindakaas, des stroopwafels et des crackers. Soient, respectivement, l’American Dream, « l’autre » Plat Pays et la Terre Sainte. Cette année fut l’occasion de se retrouver à Paris. J’ai bien fait de venir.

Wandering in Paris

06 01 2008

La Capitale a un point commun avec les bobines de Helmholtz : elle génère une attraction non négligeable. Exempté de menstruations, je n’échappe cependant pas à la règle, Paris me fascine toujours et à défaut de me balader avec l’ami Antoine comme à la grande époque, je ne puis m’empêcher d’y mettre les pieds dès que l’occasion se présente. Ca tombe bien, l’occasion s’est présentée et j’ai copieusement arpenté mes arrondissements favoris sans passer la moindre seconde dans le métropolitain… Morceaux choisis :

Au programme donc, brouillard et Tour Eiffel, Vélib’ (en dépit de mes préférences politiques), découverte de la place du Marché Sainte Catherine que l’on avait loupée avec Antoine l’an dernier et les classiques incontournables des arrondissements du centre et de l’Ouest. Seul le Cristal était fermé, ce sera pour une autre fois, dans un meilleur contexte qui plus est.

mardi 1 janvier 2008

Gelukkig Nieuwjaar

01 01 2008

Toute l’équipe de [What’s the story] i.e. moi-même vous souhaite une agréable et heureuse année 2008. Epris d’une formidable envie de vous signifier mon amour, je vous transmets mes meilleurs vœux pour cette nouvelle année. Cher lectorat, prenez-soin de vous. Oui, j’insiste, prenez-soin de vous : je suis non imposable de par mon statut de VIE, je ne pourrai donc pas financer vos dépenses de santé. C’est ma manière à moi de vous responsabiliser.

Long story short, voici de quoi faciliter la compréhension de mon lectorat disséminé entre la Chine et la Polynésie française :

  • Bonne année
  • Shana tova
  • Happy New Year
  • Gelukkig Nieuwjaar
  • xin nian hao (merci Google pour celui-ci...)
  • felice anno nuovo (idem)

Et bien sûr : stastlivy novy rok, comme on dit « chez nous ».