mardi 20 mai 2008

The Graduate

20 05 2008

Il est des billets plus ingrats que d’autres. Je m’explique : celui-ci ne saurait rendre hommage à une excellente période de ma vie. En effet, comment résumer cinq ans de mon existence en quelques lignes ? Je pense sincèrement que ce sera trop superficiel, trop maladroit et pourtant, je tiens à vous narrer l’inénarrable. A défaut de rendre pleinement justice à l’intensité de ces quelques années et à celles et ceux qui les ont rendues inoubliables, je vais tenter de vous faire partager mes sentiments.
Le motif ? Ma remise de diplôme, point d’orgue de ma vie estudiantine au sein de l’IPSA. Les lignes qui vont suivre seront peut-être un peu longues mais je me dois de vous les offrir.

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vendredi 16 mai 2008

Live by the sea

16 05 2008

La Croatie, c’est une sorte d’aboutissement pour les adeptes des fêtes BBR. Je m’explique : avec un taux de change quasi similaire aux bons vieux 6.56 Fr pour un Euro et un solde migratoire plutôt faible, on se dit que Jean-Marie n’a rien inventé.

En dehors de ça, la Croatie dispose d’un atout précieux : la mer. Corollaire, vous pouvez trouver un très bon restaurant de poisson à Rijeka. Soirée bourgeoise à souhait qui s’est prolongée au Phinas Pub, une sorte de Cristal local puis sur un bateau. Le lendemain, direction Pula pour manger des burgers dégueulasses se baigner, tutoyer Hélios et… Dormir plus tôt que prévu. J’ai été désigné conducteur pour le lendemain. Abstinence éthylique, quand tu nous tiens. On notera, en outre, qu’une plage de galets n’est en rien prévenante pour les lombaires et que l’eau était froide. Si je n’avais pas été là, la perfection ne serait décidément pas de ce monde.

Bref, ce qui aurait dû être un week-end destroy en Ukraine s’est transformé, faute de billets de trains, en voyage bourgeois à la mer. Avouez que j’ai la vie dure.

Au fait, que l'on se rassure, ça s'est fini par un Burger King en Autriche. J'ai des principes.

SLO motion

16 05 2008

Si je vous dis que j’ai profité du dernier week-end pour une escapade en Slovénie, vous allez me dire que c’est normal de visiter son pays de résidence. Après avoir hésité entre colère et résignation, je me fendrai d’un simple « non, moi je suis en Slovaquie, pas en Slovénie ». En toute logique, je parviens à rester calme jusqu’à ce qu’on me dise « ah, de toute façon, c’est à-côté ». Et puis quoi encore, les Hauts-de-Seine frontaliers avec la Creuse ? Alors de grâce, épargnez-moi les amalgames entre Slovénie et Slovaquie. Et tant qu’à être aigri, je rajouterai que je ne vis pas non plus en Tchécoslovaquie.

Cette mise au point effectuée, j’ai ainsi fait étape par Ljubjana (« la ville que l’on aime ») avant de rejoindre la Croatie. Seul ? Non, j’avais avec moi 5 VIE ou assimilé, une 307, deux cartes Shell et -last but not least- une C3.

Autant le dire tout de suite, on a été bourgeois et la ville valait la peine d’être vue à défaut d’être extraordinaire.

mardi 6 mai 2008

Happy birthday Mr. President

06 05 2008

Cher lectorat, nous fêtons l’An II : en effet, le 6 mai 2007, Antho et moi avions proclamé l’An I. Faut dire qu’il faisait beau, faut dire qu’on s’était promenés rue La Boétie en milieu d’après midi, faut dire qu’on a rallié la Concorde vers 20h02, faut dire qu’on a applaudi, faut dire qu’on a retrouvé Flo, faut dire qu’on a fêté ça, faut dire qu’on a fait découvrir Gilbert Montagné à des touristes canadiens, faut dire qu’on a vu Enrico, faut dire que le Raïs était devant nous, fraîchement promu. De quoi vous combler une groupie.

Ou presque. Au chapitre des regrets, on nous avait promis Dany Brillant et Johnny ce soir là. Ils ne sont pas plus venus que la Madeleine du Grand Jacques. Dommage, on aurait été totalement satisfaits en pareil cas.

Ce qu’il faut retenir du 6 mai ? Que c’est l’anniversaire de Lionel et Normand. Joyeux anniversaire les gars.

lundi 5 mai 2008

Remembrance day

05 05 2008

A 15 kilomètres de Munich se trouve le camp de concentration de Dachau. Inutile d’épiloguer : c’est clairement un site à faire. Et mieux vaut prendre son temps, le musée retraçant l’histoire de l’Allemagne de 1914 à la libération du camp est remarquable, l’audio guide est bien conçu et informatif. Nous y sommes allés le jour des célébrations des 63 ans de la libération du site. Des délégations de nombreux pays venaient y déposer des gerbes de fleurs lors d’une cérémonie où se mêlaient le ministre de Bavière, des enfants de déportés, des représentants des différents pays et les visiteurs de passage. Impressionnant et surréaliste à la fois, de voir toutes ces fleurs, ces couleurs et le joyeux désordre des touristes venir fouler le sol d’un lieu où la rigueur s’amalgamait à la folie, un lieu aussi hostile à la vie qu’il se voulait comme une forme d’aboutissement d’une idéologie barbare. Tout y était conçu pour déshumaniser le captif, l’affaiblir tant physiquement que nerveusement. La visite des chambres à gaz et des fours crématoires se passe de commentaires. On retiendra que Dachau n’a pas été un camp d’extermination (au sens massif du terme), contrairement à Auschwitz-Birkenau : autrement dit, ce dernier tandem doit être autrement plus impressionnant.

De là à ranger le fascisme ou le communisme dans la catégorie des idéologies/régimes atroces et condamnables, il n’y a qu’un pas que je franchis volontiers.

Je vous invite à regarder l'ensemble des photos.

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Deutschland über alles

05 05 2008

Seconde étape : Munich, célèbre pour son festival afférent aux boissons au houblon ainsi que pour sa Manufacture Automobile Bavaroise. Avant de dormir dans les célèbres auberges chantées par des chansonniers américains, nous allâmes visiter le centre ville, regarder le maire de la capitale du Land de Bavière se découvrir des talents de cuisinier, nous restaurer chez Burger King, faire les touristes de base en Open Tour, chercher notre bar (l’Irish Pub, encore un et non fumeur qui plus est) pour y assister au concert des Sound Checkers –cherchez pas, ils sont aussi inconnus que leur concert était gratuit.

Quoi qu’il en soit, il aurait fallu passer plus de temps pour tout voir. Paraît-il qu’il fallait bosser aujourd’hui.

Plus de photos ? Cliquez sur la C5…

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Empire Weekend

05 05 2008

Devinez quoi ? J’ai fait le touriste pendant ce week-end de quatre jours. Accompagné d’un VIE et d’une C3 (et de la carte Shell, cela va sans dire…), le voyage commence par l’Autriche, plus précisément à Salzbourg, ville qui a vu naître Mozart. Au programme, visite de la ville et de sa forteresse, dans laquelle on a pu écouter un live de Mozart et Tchaïkovski. Le tout se terminait tous les soirs dans « notre » bar, l’Irish Pub. Au passage, mieux vaut dormir dans les villages autour de la ville (Eugendorf en ce qui me concerne), ce n’est qu’à quelques minutes de Salzbourg et le rapport prix/prestations est plus avantageux. La ville, à défaut d’être vaste, a le mérite d’être assez jolie en plus d’être entourée de montagnes. En somme, ça valait le détour.

Plus de photos ? Cliquez sur la C3…

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jeudi 1 mai 2008

Face au 41…

01 05 2008

Je dois avouer que ça m’avait échappé en premier lieu mais j’ai retrouvé ma patronne du temps où je travaillais pour la Régie Autonome chargée de Transporter des Parigots. En effet, la secrétaire d’Etat au Commerce Extérieur (chapeautée par Christine Lagarde) n’est autre que feue la présidente de la RATP, Anne-Marie Idrac de son nom d'état civil.

Du coup, ça me rappelle la grande époque du « face au 41 avenue du Général Sarrail » dans le XVIème (sous le Parc des Princes et pas loin de chez Flo) et mes rythmes de non-travail qui mettaient les nerfs à rude épreuve. The Importance of Being Idle… Heureusement que Wally et le Mc Do étaient là. Ca me donnait des repères.

Ouest side

01 05 2008

C’est bien beau de flâner à Paris, mais il faut aussi savoir se ressourcer ailleurs : dans l’Ouest de la France par exemple. Ca tombe bien, c’est là qu’est ma maison de campagne. Figurez-vous, en effet, que je réside à 5 km de la Porte de Champerret… On ne se refait pas, vous ne croyiez quand même pas que j’étais un rural, non ? Quoi qu’il en soit, le printemps a au moins un mérite : les rues de Bois-Colombes se parent d’effluves de glycines. Finalement, c’est sympa l’air de la campagne.

Paris est magique (et encore en L1…)

01 05 2008

Oui, j’avoue, je préfère Paris à Trnava. Non pas que je n’aime pas l’ambiance des barres HLM et des rues à moitié glauques de la ville slovaque, mais voilà, j’ai un peu plus d’attirance pour l’ancienne Lutèce. Et n’allez pas me faire croire que c’est uniquement à cause de la richesse architecturale de la ville, de ses places médiévales à la magnificence haussmannienne en passant par les symboles de la renaissance et les relents du XXème siècle. Ce n’est pas non plus uniquement du fait de ses jolis parcs, de sa surabondance de Mc Donalds, ses Starbucks, ses monuments, ses îles, son Cristal, son fleuve, ses BIA, son ambiance inimitable ou encore le fait qu’on n’en a jamais tout exploré. C’est aussi parce qu’on y croise des gens bien : cette semaine de répit m’a permis de revoir un peu de monde. J’ai même -ne retenez pas votre souffle, ce n’est en rien surprenant- visité Paris avec Antoine.

Et puisque le soleil était de la partie, c’était l’occasion de ne pas rester enfermé dans un déplaçoir au losange : mon deux roues m’a copieusement servi, grâce à ses 21 vitesses, son porte bidon et ses poignées biodégradables. De quoi doubler allègrement les Vélib’, en se faisant dépasser par tout le reste…