dimanche 27 juillet 2008

Travelling without paying

27 07 2008

Ne soyez pas naïfs : on n’allait pas s’arrêter au Paradis Slovaque sans visiter la seconde ville du pays, à l’Est de la Slovaquie. Il suffisait d’une étape supplémentaire pour donner à boire à la C3 de ce breuvage habituellement payant pour vous, pauvres mortels… En route pour Košice, forte de 235 000 habitants dont 3 de plus le temps d’une nuit. Au programme, visite du centre ville et soirée en compagnie d’un collègue slovaque. Ca doit bien être la première fois qu’on ne traînait pas exclusivement entre français. La ville, riche d’une grande rue piétonne bordant la place centrale, son théâtre, ses fontaines et sa cathédrale, peut se targuer d’avoir un Tesco et un Mc Do comme toute grande cité qui se respecte. Bien entendu, les barres de logement à la mode stalinienne sont légion et la périphérie de la ville n’est pas si glamour que ça.

Une petite nuit et ça repart : direction le château de Spiš, dont les ruines sont classées au patrimoine mondial de l’UNESCO de puis nonante-trois. A défaut d’être particulièrement fan de ce type de site, je pense que cela valait la peine d’être vu étant donné que ça se trouvait sur la route. Autour du château ? Ni Tesco ni Mc Donald’s : inutile de s’attarder…

Ce que je retiens du week-end ? J’ai enfin eu l’occasion de poser aux côtés du King juste après un Filet O’Fish et un muffin. Finalement, c’est peut-être ça le bonheur.

Edit : Dank u wel, Lool.

Vertigo Tour

27 07 2008

Ô lecteurs, je vous prierais de pardonner le retard de ces quelques billets : j’étais en údržba suite à mes extravagances de début de semaine. Mais revenons à mes loisirs –que vos impôts financent en partie, rappelons-le. Avouez que ce serait pécher que ne pas profiter de la gratuité d’un moyen de locomotion chevronné. Alors me voici en tournée dans un parc naturel slovaque le temps d’un après-midi. Le Slovenský raj (« Paradis Slovaque » et non gangsta) est situé dans l’Est du pays. Autant être franc, si vous avez fait voire refait Yosemite, Grand Canyon, Bryce Canyon, Zion Parc et Yellow Stone, vous êtes en droit de ne pas être impressionnés. C’est certes joli mais bon, pas au point d’échanger mon baril d’Ouest américain pour un baril de Paradis Slovaque (qui, soit dit en passant, n’est aucunement lié au Paradis de Johnny Depp). Là où les choses se gâtent, c’est que votre hôte affiche une certaine propension à être raide : comme quoi, un parc naturel parsemé d’échelles et de marches en bois peu rassurantes (qui n’ont toutefois pas cédé sous mon imposante masse) a le don de me mettre sensiblement moins en confiance que les endroits précédemment mentionnés. La montée s’est néanmoins avérée jolie et relativement sportive. La grosse déception nous attendait sur le chemin du retour : un parcours atrocement banal et pas franchement ravissant. Qu’on se le dise, le Far East ne vaut pas le Far Ouest.

Edit : D'akujem, Lool.

lundi 14 juillet 2008

Après les bûcherons, la Syrie…

14 07 2008

Tandis que mes compatriotes se fédèrent autour d’un grand barbecue vecteur de cohésion sociale et célèbrent ensemble les valeurs de démocratie et d’amitié… Ah, non, ça c’est le 4 juillet. En France, le 14 est surtout une occasion de ne pas travailler voire d’accueillir des gens douteux. Accessoirement, c’est notre fête nationale, commémorant le jour où la bâtisse siégeant à côté de l’Arsenal de Paris a été prise (on célèbre en réalité la fête de la Fédération mais c'est un secret bien gardé, l'inconscient collectif associant le 14 juillet à la prise de la Bastille).
Mais pendant que mes compatriotes restent oisifs, les dignes représentants de la France à l’étranger, à l’instar du salarié du Commerce Extérieur que je suis, ne bénéficient pas de répit. Faire prospérer notre pays à l’étranger est un job à plein temps. Enfin, sauf pendant les jours fériés slovaques, faut pas abuser.

Alors, franchement, vous voulez le fond de ma pensée ? Robespierre est à Danton ce que Suzette est à Dany Brillant : un bon moyen de se voir déposséder de son encéphale. Mes chers compatriotes, je vous salue en cette fête nationale. Quant à notre ambassadeur en Slovaquie, je vous laisse le soin de découvrir son identité en cliquant ici.

dimanche 13 juillet 2008

Non au décrochage scolaire : la connaissance est le pouvoir

13 07 2008

Le Roi en avance, le Roi en redemande. Mais le Roi aurait honte : les Petits Ecoliers font l’école buissonnière au point de se prendre pour des Pim’s en Slovaquie. Le biscuit mériterait de finir avec les TGA…

Tout fout le camp ici-bas.

vendredi 11 juillet 2008

Remembrance Day (part two)

11 07 2008

L’Ouest de la Pologne avait le malheur de se situer au sein de l’espace vital théoriquement dévolu à la Grande Allemagne. Le village d’Oświęcim, à quelques kilomètres de Cracovie n’aura pas seulement vu son nom être germanisé. Ses habitants furent expropriés, la caserne militaire réquisitionnée : le troisième Reich y a établi un des plus célèbres camps d’extermination. Les sites d’Auschwitz et Birkenau étaient une étape incontournable avant de rentrer chez nous. Je vous laisse vous documenter pour connaître plus en détail l’historique du site.
Nous optons pour la visite guidée qui vous plonge dans le camp pendant 3 heures et demie. Bizarrement, l’atmosphère paraît moins pesante qu’à Dachau, du moins au premier abord. Le fait d’être en groupe et non pas seul face à l’audio guide y est pour beaucoup. Et puis rapidement, les morts deviennent palpables : on se retrouve face à une montagne de cheveux, de lunettes, de chaussures, de valises, d’objets personnels. Face à une réalité numérique que l’on peine à réaliser pleinement. Face à des visages, des dates. Des gens qui survivent à peine deux mois ou d’autres à qui cette option n’a pas été proposée. Les chambres à gaz, les morts en quantités industrielles, les crémations et le macabre cynisme du camp à l’image de ces avertissements adressés aux prisonniers les invitant à ne pas boire l’eau du bassin afin de leur épargner le typhus.
Le site impressionne par sa taille, son organisation. Tous ces efforts au service d’exterminations massives, l’humanité n’a pas fini de vous surprendre. Quant aux polonais, débarrassés des nazis, ils ont dû composer avec les soviétiques. Il y a des jours comme ça où la nature s’acharne…

Suite des photos : cliquez ci-dessous.

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Plus que 178 et j'aurai fait le tour...

11 07 2008

A défaut de promener mon rectum sur les remparts de Varsovie, j’ai profité de la frugalité de la C3 (zéro Euro aux cent kilomètres) pour aller à Cracovie. Et votre serviteur de célébrer son 20ème pays visité [Party on, woohoo!]. Il s’en est fallu d’un coup de tête la veille au soir pour sceller la décision et s’en aller avec deux VIE. Le réseau routier en partie dégueulasse entre le Nord de la Slovaquie et le Sud de la Pologne nous mène à destination via le village natal de Karol Józef Wojtyła.

Cracovie dispose d’un centre ville plutôt sympa avec une grande place centrale bordée d’un parc ainsi que le château. Minuit et demi : une verveine et au lit. On sort de soirée quand le commun des mortels commence la sienne. Le lendemain sera chargé.

EDIT : En fait, en comptant la Principauté de Monaco, ça fait 21...

Good Day Sunshine

11 07 2008

Un beau soleil, une chaleur toute continentale, une nouvelle paire de tongs : il n’en fallait pas plus pour tester le lac de Zlaté Piesky (sables dorés, en wallon dans le texte) près de Bratislava. Enfin, près de l’aéroport. Le mot est lâché, inutile d’espérer un excès de propreté. D’autant plus que le lac avait subi la visite d’un avion tchécoslovaque il y a plusieurs décennies. Nonobstant, ça reste honnête même si c’est à milles lieues du Balaton. Au programme : baignade, échecs et bronzage. Vivement Paris Plage.

vendredi 4 juillet 2008

Fourth of July

04 07 2008

Il est des dates transparentes, insipides, « utterly forgettable », des journées banales, dont le souvenir se dissipe au gré du temps. Et ce n’est pas faute d’avoir une mémoire excessivement et inutilement développée lorsqu’il s’agit de retenir des détails, des banalités ou autres choses secondaires. A contrario, d’autres journées vous marquent. Au point de changer votre vie, votre conception de l’existence, au point d’obéir aux recommandations de Franck, Filip et Adel : vous cherchez à y insuffler un sens.

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