jeudi 25 décembre 2008
Allumer le feu
25 12 2008"Vecele vianoce !" Merci, toi aussi mais moi je ne fête pas Noël. Après avoir expliqué en petit nègre slovaque que je célébrais autre chose que la progéniture de Marie et Joseph, quelle ne fut pas ma surprise de constater que plusieurs slovaques (trois pour être exact) connaissaient la fête de Hanoukka. Au vu de la diversité religieuse du pays, je dois admettre que ça m’a agréablement étonné. Et pour le coup, je suis d’autant plus dépité de voir des français ignorant tout de la fête, jusqu’à son nom. Charge à moi de parfaire votre culture… Alors voici de la nourriture pour vos esprits :

Je vous parle d’un temps que les moins de 2173 ans ne peuvent pas connaître. La Judée, en ce temps-là, était sous le joug des grecs qui souhaitaient imposer leur polythéisme à la population. L’interdiction de pratiquer le judaïsme ayant quelque peu effarouché certains, s’en suivit une guerre assez sanglante achevée par la victoire des juifs. Problème : les temples sont souillés et il n’y a plus d’huile pour allumer les chandeliers et pratiquer le rite. Seule une fiole d’huile est à disposition, en refaire prendrait 8 jours ; la situation semble délicate. Je vous sens dans l’expectative, chers lecteurs. Le miracle se produisit : la flamme dura une huitaine de jours au lieu d’un en temps normal. Et mes coreligionnaires de célébrer la chose.
Inutile d’abattre des conifères : un chandelier à 9 branches suffira à la pratique de la foi. La fête dure huit jours, on allume chaque soir une bougie supplémentaire, à cela s'ajoute la bougie principale (le compte est bon). En plus de recevoir des cadeaux (un par jour, en théorie…), les enfants sont invités à jouer à la toupie. Côté culinaire, il est de bon ton de préparer des beignets fourrées ou non à la confiture et saupoudrés de sucre glace. Mais revenons aux cadeaux : où est le rapport avec l’autodétermination du peuple juif ? Aucun, si ce n’est que la fête tombe en même temps que Noël, d’où la tradition. Du coup, en plus de Pourim, les enfants juifs peuvent bénéficier d’une seconde occasion pour relancer l’économie.
Quant à vous, chers lecteurs non israélites, je laisse le soin à George de vous souhaiter le plus gaiement du monde un joyeux Noël (ne me remerciez pas : la chanson passe en boucle en Slovaquie).








