vendredi 27 mars 2009
Definitely Groupie
27 03 2009Cher Lectorat, j’ai une vie particulièrement enviable. Et voyez-vous, j’ai aussi des amis fort à l’avenant ; une seconde famille en somme. Picture this : prenez une charmante demoiselle et deux jeunes hommes assoiffés de bêtise et de tourisme et vous obtenez mes visiteurs du week-end. C’est ainsi qu’Alice, Hervé et Antho sont venus faire les choses en grand : trois pays en un week-end marathon.
Mais las des choses ordinaires, il nous fallait assouvir dignement notre appétence matérialiste et avec la manière, s’il vous plaît : nous avons ainsi bénéficié d’un upgrade généreux concernant notre voiture de location. En effet, une Opel Vectra Caravan (plus communément appelée break pour le marché français) nous a accompagné le temps d’un inoubliable week-end. Et comme vrais reconnaissent vrais, le diesel 150 chevaux était épaulé par une excellente boite automatique 6 vitesses (Aisin Warner) tandis que nos délicats séants étaient subtilement posés sur des sièges chauffants. Autrement dit, la bourgeoisie a encore frappé. Un bonheur n’arrivant jamais seul (par trois, en l’occurrence), Antho a ramassé une liasse à la frontière hongroise : un upgrade et 50€, on s’assume, voilà tout.

Alors, que vous dire ? Qu’ils ont vu Bratislava by night, qu’ils ont pu visiter Budapest avec un guide chevronné (normal pour un citroëniste), qu’ils ont dégusté des Triple Whopper, qu’ils ont apprécié les bains, qu’on a été chez Tesco, qu’on a cuisiné comme des bourgeois, qu’ils sont retournés chez Tesco, qu’on a été bête, qu’on a vu Vienne, qu’on a honoré Burger King, qu’on a converti du monde à la boite auto et que, quand je serai grand, j’aurai des sièges chauffants dans mon véhicule. Bref, de bons moments parsemés de tourisme, de raffinement et d’intelligence shuntée. On ne se refait pas.
Quoi qu’il en soit, je retiens qu’Alice était en extase devant la formule 24/7 de Tesco ; le spectacle de musique classique et de danse à Schönbrunn ne l’avait pas autant marquée.
Scénario 1, scénario 2 ?
Peu importe, on aura écrit un joli week-end. Et plus que jamais : vrais reconnaissent vrais.
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