jeudi 24 septembre 2009

Tea for six

24 09 2009

Vous me connaissez, je suis quelqu’un d’exceptionnel de conciliant. Alors, lorsqu’une ravissante jeune femme me propose une réunion de famille, je ne suis pas du genre à refuser. D’autant plus que Florence a le bon goût de nous faire profiter d’une belle maison sur la côte d’Azur. Faut dire qu’en général, elle a un argument massue pour me faire venir : un voyage de 8 heures en C5, hydraulique comme il se doit. Arrivés sur place, pas le temps pour une quelconque manucure, il nous faut accueillir la fratrie qui nous accompagnera pendant quelques jours : Alice, Aline, Antho et Antoine viennent ainsi gonfler l’effectif. Flo accepte le cadeau que je lui offre gracieusement, la vie est faite de choix. Elle se satisfait du sac de plage. Quant à moi, je me satisfais pleinement du fait que les moustiques préfèrent son bel épiderme au mien.

La famille étant réunie, il nous est loisible de nous affairer à des activités récréatives : plage, crique, démonstration de mes talents de moonwalker (parce que l’on ne dérespecte pas le Roi), plage, baignade, plage… Inutile de préciser que le soleil a été aussi fidèle qu’un dictateur barbu peut l’être.
On en n’oublie pas les fondamentaux pour autant : gravir le rastel d’Agay en emportant une bouteille de champagne (et du Perrier, j’ai mes exigences), faire des photos glamour avec ou sans la C5, performer des apéros sophistiqués et raffinés, faire des prélèvements de rhyolite, être bêtes et créatifs. Ainsi, Aline, Antoine et Antho se transformèrent en grands presseurs de citrons en vue de faire une Каіпиринcкa pas piquée des hannetons. Ils tiennent une recette, en plus d’un process robuste. Quant à moi, j’ai goûté aux bains de minuit avec ma chère compagne de voyage (Flo, pas l’iPod…) tandis que d’autres préféraient rester sur la plage à boire des mélanges douteux.
Quoi qu’il en soit, j’ai beau avoir dessiné son doux visage sur le sable, Aline a fini par s’en aller, emportant Antoine avec elle. Alice avait initié le mouvement quelques jours plus tôt tandis qu’Antho achève de nous quitter non sans avoir achevé autre chose (REP, mon cher iPhone). Ne restent plus que Flo, mon Ego et moi : visiblement, je ne lui ai pas (plus) causé de cauchemars. Comme quoi, on s’habitue à tout. On nettoie la maison puis Flo passe en cuisine : ni Dieu ni maître, mais des frites, bordel.

Il est temps de charger la C5 (merci à l’Hydractive 3) et de rejoindre mes terres altoséquanaises. Agréable surprise, les Oreo sont vendus sur les aires d’autoroutes, mais le plus jouissif reste de rehausser la voiture pendant les embouteillages : priceless. Cher Olivier, à défaut d’avoir réussi l’intégralité de la mission que vous m’avez confié, je tiens à vous remercier pour la voiture. Veillez juste à prendre la boite auto et le toit ouvrant la prochaine fois.

Quant à ceux qui ne sont pas directement passés aux photos, votre calvaire est terminé : les voici avec en sus une vidéo témoignant de notre niveau d’intelligence. Il n’y a pas à dire, la famille, c’est sacré. Merci à vous.
Cliquez sur l'image pour voir le reste (et surtout la vidéo) :

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dimanche 20 septembre 2009

Where the streets have no name (except a bunch of them, actually)

20 09 2009

Cher lectorat, vous vous demandez sans doute le rapport entre Blondie, The Strokes, Vampire Weekend, les Beastie Boys, Paul Simon, Barbara Streisand ou, plus platement, John Stewart et David Letterman ? Il s’agit tout simplement de ma dernière destination touristique (oui, il y avait un piège : pas de juifs au sein des Strokes).
C’est ainsi que j’ai passé quelques jours à New York –et dans le New Jersey aussi, mon oncle et ma tante résidant l’Etat Jardin.

S’il n’y avait qu’un nombre à retenir, ce serait 1.43 : le taux de change effroyablement favorable au touriste européen que je suis. Plusieurs centaines de Dollar ont ainsi été dépensées sans scrupules, d’autant plus que le service est toujours à l’avenant (on est infiniment mieux servi en achetant une simple chemise chez Macy’s que lorsqu’on acquiert une voiture chez Renault Courbevoie, sans vouloir polémiquer sur cette bande de bras cassés…). Bref, après avoir acheté trois chemises, un polo, trois attributs vestimentaires féminins -because she’s worth it, deux cravates, une montre danoise, des Geox et deux valises, j’ai pris le temps de visiter un peu la ville qui ne dort pas.
Et quoi de mieux que de la visiter en présence d’un local, en l’occurrence mon cousin acteur (autant fréquenter des stars, c’est moins commun). J’ai alors découvert des facettes de la ville que je n’avais pas encore vues auparavant : l’inattendue Commerce St ou le jardin privé ouvert au public qui fait l’angle de Hudson et Barrow dans le West Village (feu le repaire de certains grands noms comme Bob Dylan), la rue pavée du campus de NYU, ou encore le cube mobile "Alamo" sur Astor Place (qui peut se targuer d’avoir fait pivoter une sculpture dans une grande ville ?). Pour le reste, grosse promenade dans Central Park avec mon pèlerinage à Strawberry Fields, Times Square de jour comme de nuit, l’Empire State, le Financial District… La liste est longue. Et puisque je suis raffiné, ça s’est fini par un golf à Brooklyn en pleine nuit.

Je sens votre impatience poindre, vous êtes en mal d’adresses. Comme je suis sympa et que l’activité est en baisse chez Rudelle, voici quelques bons plans :

  • Bread, un resto sympa sur Spring St où vous pourrez déguster d’excellents pains garnis (je vous recommande les sardines siciliennes). Et ne vous avisez pas d’appeler ça des sandwiches, il se trouve que vous avez affaire à du vrai pain comme chez nous. L’huile d’olive servie en entrée est de qualité dosée et les pains sont servis avec une jolie salade. Bref : raffiné comme on aime.
  • Vous souhaitez échapper un instant au hustle & bustle de la ville ? Essayez le Jaffa Café en plein East Village et assurez-vous d’avoir une place dans le jardin. Le café Mogador vaut également le détour, paraît-il. C’est juste à 20 mètres…
  • Prendre un verre ? Pourquoi pas. Autant le faire du haut d’un toit New yorkais, ce serait trop convenu autrement. Dans ce cas, passez à l’hôtel Gansevoort sur la rue éponyme, vous aurez de quoi voir une ville la nuit.

Dernier repas chez Burger King avant de monter sur le toit de la fac de droit… Il n’y a pas à dire, on se sent vraiment chez soi à New York. Promis, je reviendrai.
Place aux photos si vous voulez bien ; il suffit de cliquer sur celle-ci :

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samedi 19 septembre 2009

Man in the mirror

19 09 2009

J’aime bien les ingénieurs agronomes. Enfin, au moins une, bien qu’elle ait trouvé que j’étais trop jeune pour assister au Dangerous Tour de Michael. J’aime quand même ma mère, cela dit. Aujourd’hui, grâce à Alain Delon, j’ai découvert un autre agronome digne de ma sympathie. Merci à Sa Majesté pour la vidéo :

vendredi 18 septembre 2009

Culture Club

18 09 2009

Autant vous avertir : ce billet m’a été commandé par un membre de mon éminent fanclub afin de diffuser le savoir et la richesse de l’esprit à vous, mes fans, mes lecteurs. C’est donc avec un certain sens des responsabilités que je tiens à m’acquitter de la tâche.

Ca arrive, les gros machins sont lourds, comme dirait l’autre…. Ca part d’un moment sympa entre amis, vous pensez déblatérer de choses évidentes avec eux lorsque soudain, trois délicieuses jeunes femmes dans la fleur de l’âge semblent ne pas faire écho à vos propos. Oui, aussi ravissantes soient-elles, on les a perdues. Il est temps aujourd’hui de mettre les diacritiques sur les d et de faire bénéficier mon fidèle lectorat de quelques bijoux pour esprit assoiffé de culture.

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jeudi 17 septembre 2009

Emergency On Planet Earth

17 09 2009

Parce que le Délégué n’a pas le monopole des jeux de mots, parce que c’est dans l’air du temps, parce que tout ce que j’ai retenu de lui est son inénarrable attribut vestimentaire, je vous présente la grippe A d’Aubigné :

Ne dîtes rien, je suis un génie. Et je m’assume : la modestie, c'est pour les faibles.
Si vous tenez à des campagnes tout aussi informatives mais outrageusement moins créatives, allez voir ici...

vendredi 4 septembre 2009

Straw(berry fields) forever

04 09 2009

Michael Jackson n’est plus, Oasis n’est plus, Elvis serait, semble-t-il, mort : mes repères vacillent. Il est des moments où l’on cherche absolument à retrouver l’équilibre, préserver son frêle esprit dans un monde en tumulte permanent. Cher lectorat, vous pouvez toujours compter sur mon esprit consumériste de capitaliste invétéré en ces périodes troubles. Ainsi, en attendant de vous faire le compte rendu de ma dernière destination touristique (il faudra patienter une dizaine de jours, je le crains), je tenais à vous montrer ma toute dernière acquisition :

Oreo Fun Stix de leur nom de baptême, ne sont autres que des pailles comestibles permettant de boire le lait (accompagnant traditionnellement les Oreo pour les incultes). Brillant. Cette nation certes en mesure d’envoyer des robots sur Mars n’est peut-être pas capable de diviser des distances par dix mais elle reste parmi les références de la créativité et du marketing. I love America, comme dirait l’autre.