dimanche 31 janvier 2010

Le Roi noir.

31 01 2010

Soyez prêts : pour son premier article sur le blog, Coch’ nous signe une œuvre magistrale. Sa prose implacable rend hommage à un grand artiste découvert il y a plus de 5 ans et dont le dernier album est sorti le 15 décembre dernier. Rien à ajouter, si ce n’est de vous inviter à courir consommer Cocaïno Rap Musique Styles Libres Exclusifs Volume 1 et 2 Edition Finale.

Le Roi noir.

Nul n’est prophète en son Pays, et pourtant. La rue parle, la rue s’exprime beaucoup trop et finit par dire n’importe quoi. Pleine de contradictions, d’ambigüités parfois pesantes, de doubles discours, de poèmes dignes d’un collégien déscolarisé et d’éclairs de génie allant du passable à l’état de grâce, la rue parle trop, la rue énerve, la rue est devenue pathétique.

Elle subit depuis maintenant vingt-ans dans notre Pays un complexe d’Œdipe mal assumé mais voilà : La rue en France, à travers ceux qui choisissent le lyrisme sur percussions comme étendard revendicatif (ou pas) est devenue bon gré mal gré une exception culturelle juteuse en Europe. Le Rap Français - et par définition le rap Francophone - est à la pointe de ce qui se fait de mieux dans le genre, juste derrière les Etats-Unis. Eh oui. Un constat peut-être étonnant et dont on ne se flattera pas forcément selon son attachement musical mais pourtant simple à effectuer et qu’il est important de rappeler pour introduire son plus prodigieux trublion : Le Roi Heenok. Attention, pas de sens péjoratif là dedans ; Un trublion n’est pas un bouffon, c’est un perturbateur, un agitateur (parfois politique) voire un contestataire, mais qui amuse. Un trublion, c’est un peu vulgariser le personnage, et pour définir le Roi et son rapport au milieu Rap (entre autres) il faut bien plus qu’un simple vers en clash pour exposer tous les contours de la personnalité labyrinthique dans laquelle il se perd parfois lui-même.

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dimanche 17 janvier 2010

Let’s beute

17 01 2010

Cher lectorat, il est grand temps d’intégrer un nouveau mot à notre vocable. Mon Délégué actuel (Doud reste toutefois mon Délégué à vie) ayant brillamment conditionné mon esprit, permettez-moi de vous présenter le mot « beute » [nom féminin NDM] associé à son verbe du premier groupe :
« beuter ».
Les anglo-saxons n’ont pas le monopole des mots multi-usage à l’image de rock ou f*ck, nous l’allons démontrer tout à l’heure :

Beuter /bœ.te/ transitif 1er groupe (conjugaison)

  • (Familier) Se libérer d’un surplus d’énergie, d’une frustration, de manière à en tirer une satisfaction.
  • (Familier) (Par extension) Aller.
    Comment ça beute ?
    Toujours partant pour cette fête, ce soir, on beute ?
  • (Familier) (Musique) Avoir un bon rendu, donner bien, envoyer de la puissance.
    Ce métal, c'est du bon pâté qui beute comme il se doit.
  • (Familier) Bourrer, forcer.
    Dès que ça force, c’est que c’est serré, t’as pas besoin de beuter comme tu le fais.
  • (Familier) Bourrer, foncer sans réfléchir.
    Pour tuer les processus actifs, on ne se pose pas de questions, on beute.
  • (Vieilli) (Patois de Picardie) Regarder avec curiosité.
    La vieille est encore en train de beuter derrière sa fenêtre.

Le mot est désormais présent dans le hall of fame virtuel, il ne nous reste plus qu’à beuter : go, go, go, comme dirait l’autre…

dimanche 3 janvier 2010

Shana tova

03 01 2010

Cher lectorat, après une année 2009 tristement marquée par le décès du Grand Michael Jackson, l’heure est venue pour moi de vous adresser mes vœux et de vous souhaiter une année 2010 pleine de bonheur, de pognon, d’amour et de santé. Un Twix et cent balles, tant qu’on y est…

Facteur chance mis à part, une année ne vaut que ce qu’on en fait, une bonne résolution n’a de valeur que si elle est durablement tenue alors épargnons-nous le chaleureux bullshit qui prévaut en ce début d’année et contentons-nous de faire progresser notre condition, contentons-nous d’être exemplaires, ce serait déjà pas mal. Inutile d’espérer quoi que ce soit d’un hypothétique cargo : rien ne viendra sans efforts.

Long story short : le bonheur, ça se construit ; le pognon, ça se gagne à force de labeur ; l’amour, ça se travaille ; la santé, ça se mérite. Bref : on en reparle en fin d’année et si on n’est pas contents, je nous invite à aller nous faire f*utre. Moi le premier. Make that change, comme on dit…

Encore une fois, permettez-moi de vous souhaiter le meilleur pour cette nouvelle année.
Michael nous manquera toujours, nonobstant.