samedi 25 juillet 2009

Back in the USSR

25 07 2009

Outre un stop dans la charmante et injustement méconnue ville de Szeged au Sud de la Hongrie (j’étais en manque de Double Whopper, voilà tout), nous faisons étape aux portes de Budapest à Memento Park.
Les tchécoslovaques étaient visiblement un peu impulsifs (limite têtes brûlées, sans mauvais jeux de mots, REP Jan Palach) ; les hongrois se sont révélés plus fins : plutôt que de dynamiter toutes leurs statues de la période communiste, ils les ont démantelées et regroupées dans un parc. Une sorte de Disneyland de la barbarie rouge. Le distributeur de Coca-Cola est encadré de posters de propagande stalinienne. Vive le libéralisme économique : on a gagné. Pour le reste, je vous laisse admirer les images et la taille de certains monuments. Pour info, les bottes appartiennent à Staline, mesurent probablement plus que moi ; la statue, quant à elle, a subi le courroux populaire. Etrange comme les sculpteurs avaient un « thème de prédilection » durant quelques décennies…

Szeged + Memento Park

Ah, j’oubliais : je suis le seul à penser que ce type fait un service sans raquette ni balle ? Ca doit être ça, la Perestroïka…

Heal the world

25 07 2009

Predrag, me voici ! Il est temps d’apprendre un troisième alphabet : en effet, la Serbie écrit majoritairement en cyrillique (à l’inverse de la Bosnie). Etrangement, certaines publicités ainsi que Mc Donald’s utilisent uniquement l’alphabet latin tandis que certains prix sont affichés en Euro et non en Dinars (pas de quoi acheter du rap de Mc Solaar dans ces conditions…).

Nous voici donc à Београд, capitale serbe. Tandis que je caresse du regard la nouvelle gamme Zastava, nous nous dirigeons vers le restaurant « ? », que je vous recommande vivement (la carte des boissons est uniquement en cyrillique, ça se mérite ; on les a méritées). Nous visitons les remparts le lendemain et admirons leur arsenal puis mettons cap vers la Hongrie avant de rejoindre feu mon village de Biely Kostol (Neuilly Kostol dans le jargon).
La frontière entre la Serbie et la Hongrie est sévèrement contrôlée… Dans le sens Schengen-Serbie. Le contraire eût été logique. Force est de constater qu’à chaque poste frontière, mon prénom intrigue… On se souviendra de la fouille complète de la voiture l’an dernier en Croatie d’ailleurs. Il fait 44° dehors, il fait froid dans les pays de l’Est. Quant à l’ex-Yougoslavie, c’est la route empruntée par tous les gens partant en voiture en Turquie. Inutile de dire qu’on a vu plein de néerlandais.

Serbie

iSlam 3G S

25 07 2009

Vous vous demandez sûrement pourquoi j’ai voulu y aller. Ne cherchez pas plus loin, il fallait que j’incrémente mon compteur de pays, resté trop statique depuis 9 mois. La Bosnie est donc mon 25ème pays, le lendemain me permettra d’atteindre les 26 (en attendant qu’une charmante jeune fille me propose d’atteindre les 27, mais ça, c’est pour plus tard).Vous me pensez formidable ? Vous avez raison.

Trêve d’autoglorification (le mot existe d’après Word), je vais vous narrer mon séjour au pays de Vahid Halilhodžić. Premier constat : le Sud est truffé de drapeaux croates. Ask me no question I’ll tell you no lie. Autre bizarrerie : il y a toujours plein de voitures américaines (immatriculées aux USA et/ou aux specs américaines) sur la route, et ce, depuis Zadar. Si vous avez un élément d’explication, les commentaires vous accueillent 24/7 à cet effet.
Nous arrivons à Mostar, ville au passé tumultueux symbolisé par son vieux pont détruit lors du conflit, reconstruit en 2004. Je vous laisse regarder l’histoire de la ville sur Wikipedia, voyez les photos du début des 90’s, c’est assez éloquent. La vieille ville a été remise en état (le périmètre est très restreint mais fort joli), la vie reprend son cours, les plongeurs sautent du pont, le marché semble issu d’Istanbul, les mosquées lancent leurs appels : nous voici en terre d’islam. L’influence ottomane ne fait aucun doute, tout à coup, je ressens une gêne vis-à-vis de Predrag. Vivement la Serbie. D’ailleurs c’est pour demain.

Bosnie

Blame it on the sunshine, spare the boogie

25 07 2009

A l’initiative d’un désormais ex-collègue, je suis allé passer quelques jours en ex-Yougoslavie pour les vacances en attendant de marier un autre ancien collègue en Slovaquie (vivant désormais en France, cela dit). Vous suivez toujours ? Alors suivez-moi. Direction Zagreb, avec un stop dans le Mc Do de Siófok en Hongrie pour un menu Balaton comme à la grande époque.

La capitale croate atteinte, force est de constater que la météo n’est pas des plus clémente. Qu’à cela ne tienne, on n’est pas là pour rien et visitons quand même la ville au style finalement assez slave (architectures, couleur…) : pas du tout l’image méditerranéenne que j’avais du fait de Rijeka et Pula. Le tour étant assez vite fait, direction le parc naturel de Plitvice (réputé pour ses lacs et ses chutes d’eau) où une surprise de taille nous attend : un microclimat fait flotter un nuage incontinent au dessus du parc… La décision est vite prise, nous faisons le deuil de notre visite et fonçons vers la côte en espérant des jours meilleurs ; visiblement nos souhaits ont été exaucés. Nouveau climat, nouvelle végétation, nouvelle architecture : rien à voir avec le Nord de la Croatie. On improvise la visite de l’île de Pag, on s’arrête sur une plage, on se baigne… On n’est pas difficile. A partir de là, le soleil ne nous quittera plus, la température sera constamment comprise entre 30 et 38 en journée. Les soirées sont d’ailleurs imperceptiblement plus fraîches.
Nous faisons route vers Zadar où nous logeons à une minute de la plage dans des conditions effroyablement plaisantes. Visite de la ville puis direction le parc naturel de Krka (pas de fautes de frappe) qui valait largement son pesant de cacahuètes. Une occasion comme une autre de se baigner sous des chutes d’eau [oui, j’ai des loisirs de privilégiés et alors ?].
La suite se passe à Split, ville qui vaut surtout le détour pour les îles qui sont au large (Hvar en particulier mais le temps nous a manqué pour y aller). Nous passons ainsi une journée à Supetar sur l’île de Brač. J’en suis alors à un stade où on voit la marque de bronzage de mes tongs… Nous quittons Split le lendemain après avoir laissé les clés de l’appartement derrière la cachette de la proprio australienne (qui semblait "culturelaguée" en dépit de ses origines croates). On en profite pour visiter Trogir, charmante ville à l’Ouest de Split avant de mettre cap au Sud vers Dubrovnik.
Il faut franchir la frontière bosniaque pour atteindre ladite ville, l’accès à la mer du pays voisin ayant lieu entre Split et Dubrovnik. Quelle n’est pas notre surprise que de constater qu’il n’y a aucun contrôle à la douane. Rien. On s’arrête, les officiers nous font signe de repartir. Idem à l’autre bout. Why not… Vous n’étiez pas en guerre il y a 15 ans ?
Arrivés à Dubrovnik, nous profitons de la superbe vue de notre appartement et visitons la vielle ville le lendemain. Très sympa mais prévoyez de l’eau. Retour à l’appart à midi pour reprendre une douche, indispensable. Programme habituel mêlant visite de la ville et baignades. Ma peau est plus proche de Thriller que de Bad… Outre Bénassi, bénie soit la crème solaire. Déjà une semaine ? Il est temps de filer en Bosnie.

Croatie

Pour la bande son, cliquez ici.

mardi 7 juillet 2009

The end has an end

07 07 2009

Julian Casablancas et ses collègues avaient tort : toute chose a une fin. C’est l’heure pour moi de ranger mes 18 mois en Slovaquie au rayon des -bons- souvenirs et de clore la période de fort belle manière : il faut faire dans l’inoubliable.

Ce sont mes collègues de bureau qui ouvrent le bal en m’offrant toutes sortes de cadeaux tandis que je leur offrais de quoi se restaurer. Puis vint la soirée… Direction l’Irish Pub de Trnava (où la St Patrick est inconnue au bataillon soit dit en passant), réputé pour son service douteux, ses factures gonflées mais unique lieu où l’on peut manger, boire et mettre un peu d’ambiance sans gêner. Là, on me remet un cadeau aussi émouvant qu’inattendu : une trappe à carburant dédicacée, c’est ce que l’on appelle LA classe internationale. Mon t-shirt devient une toile d’artiste, 22 Kofola imaginaires viennent garnir la note du resto (escrocs, vous ai-je dit) puis nous partons nous relaxer tandis qu’une plaque d’immatriculation m’est remise par un mécène.
Le lendemain, nous réalisons un truc qui nous tentait depuis fort longtemps. Une mise en situation s’impose : nous sommes VIE, c’est ce qui se rapproche le plus du service militaire… Faut juste qu’on se défoule. Pour une quarantaine d’Euro, en Slovaquie, vous pouvez trouver un lieu magique, perdu dans les bois où il vous est loisible de tirer successivement avec un Luger 9mm, un pistolet mitrailleur, un fusil à pompe et enfin une Kalashnikov tchécoslovaque. Moralité ? La guerre, c’est cool et mon épaule en a pris pour son grade. On s’est bien amusés ; le Roi serait fier, t’entends ? Direction une fête de village à Modra pour avoir le sentiment d’avoir passé plus de temps en Slovaquie qu’en Hongrie, puis on rentre. Un dernier resto, enfin, avant le festival Lumen (un important rassemblement rock catholique…) et on va se coucher.
Le départ est plus agité que prévu, mes chers voisins agitent leurs mouchoirs, mes bagages tiennent à rester… Promis, je reviendrai.

En attendant, voici pour vous, ô lectorat.

lundi 6 juillet 2009

Ojalá

06 07 2009

[Encore un billet qui a du retard… Mais bon, better late than even later, comme on dit]

The end is nigh my friends… Autant profiter un peu de la Slovaquie. Pour ce faire, une petit tour au château de Bojnice s’imposait. C’est clairement le plus beau du pays, Napoléon l’ayant généreusement épargné. La soirée se passe à Trenčín, entre VIE. Un Mojito (bez alkohol, s'entend), je vais me coucher tard. Deux Mojito, je vais me coucher tôt. Je raccompagne la C4 et mes collègues. Il est 5 heures, Trnava dort. Autant en faire de même.

vendredi 19 juin 2009

I’ll be with you

19 06 2009

Guess what? Le Délégué est venu. Et il a emporté Coch’ et Moktar dans sa berline de luxe. Lui dans sa gorétude, l’autre dans sa luisance. Tous dans leur bêtise. Les Vrais Associés comprennent. Tandis que Coch’ se ressource, Doud et le Lyonnais visitent mes bureaux. Un beau soleil et une température de 28° agrémentent la journée.

On mange à Bratislava après une brève visite de la ville. Ils en prennent pour leur grade. Le lendemain est consacré à Vienne. Chers lecteurs, depuis le temps, vous connaissez la ville… Parcours touristique, donc et sous un beau soleil. Et une température de 27°. Un passage chez Burger King s’impose. Coch' en profite pour arborer la couronne tout au long de la journée. On prend une Sachertorte à l’hôtel Sacher en compagnie d’un individu échappé du passé. Inutile de dire qu’on a été d’une intelligence rare tout au long de la journée. Et qu’ils en ont pris pour leur grade.
C’est au tour de Budapest de nous accueillir le lendemain. La boite CVT de la voiture est une tuerie, sachez-le. Tout comme les bains. Qu’il fasse zéro ou 29° comme en cette journée ensoleillée, c’est un lieu toujours aussi délicieux. Petite halte avant de rentrer. De quoi déguster un virgin mojito bien senti dans les hauteurs de Buda. Certains parlent d’insolence, d’autres, de bonne pratique alimentaire. Faites vos choix, Alain Delon a tranché.
Fort à propos : Coch’ et moi ayant acheté de superbes polos Alain Delon. Sublimes. Inutiles de dire que nous en sommes fiers.

Après 4127 km et une moyenne de 5,9 l/100 km, le Délégué, ses hôtes et mes affaires arrivent à bon port.
Conclusion ? Il fait froid dans les pays de l’Est et les boites automatiques, c’est pas sportif et ça consomme. La France n’est pas prête de s’en sortir.

D'autres photos ? Cliquez ci-dessous.

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samedi 18 avril 2009

Czech it up, baby (twist & shout)

18 04 2009

Cher lectorat, c’est de saison, me direz-vous : j’ai profité du printemps pour aller à Prague. Et figurez-vous que je ne suis pas le seul à avoir eu cette idée. En effet, en cours de route, FM4 nous annonce la venue en terre kafkaïenne du Président Oreo. Après avoir rendu visite à Antho la veille, le président américain a décidé de passer le week-end avec moi. Soit, cela dit, j’avais eu l’idée avant lui. Au programme : ballades en ville, rendez-vous impromptu avec Silvio Berlusconi au pied du pont Charles, resto typique où un collègue VIE s’est fait piéger par une quantité de nourriture un brin supérieure à ce que le menu annonçait, bar puis : rendez-vous à 6h30 pour aller assister au discours du Président Obama devant le palais du président tchèque, eurosceptique au point de ne pas faire flotter le drapeau des 27 devant sa bâtisse de fonction.

Après plus de 3 heures d’attente, une interview non diffusée par France 2 et un portique de sécurité, nous arrivons sur la place : il faut se faire une raison, je suis de fort modeste taille et bien qu’étant arrivés tôt, il me sera impossible de voir Barack Obama sans monter sur les épaules d’un collègue (quand bien même, les écrans géants restaient le meilleur moyen d’apercevoir le président américain). Pour le reste, mes osselets se sont chargés de me retransmettre le discours en partie dédié au cher leader Kim, soucieux d’améliorer l’offre GSM de ses braves citoyens. Au passage, pas un mot sur l’Europe (ce n’est pas non plus son rôle cela dit) et quelques remarques sur la bravitude du peuple tchèque au travers de son histoire récente (du printemps de Prague à la révolution de velours).

Beaucoup de jeunes sont venus assister à son discours comme on irait voir Bono sur scène : d’une part, je suis un peu venu pour cette raison, d’autre part le personnage sait captiver les foules ; pas certain que Gordon Brown ait attiré autant de monde en pareil cas. Il faut dire aussi qu’Obama a savamment été présenté comme le bon Dieu en Europe et les bien-pensants se gardent volontiers d’être aussi anti-américains qu’avant de peur de passer pour des racistes. Tout au plus nous servent-ils une condescendance à peine voilée envers les noirs. Bien-pensants vous dis-je... The King is dead, long live the King : la jeunesse s’est trouvé son nouveau Bush en la personne de Benoît XVI.

Et la Slovaquie dans tout ça ? Mon pays d’adoption a reconduit le président Ivan Gasparovič pour un mandat supplémentaire. Il faut souligner qu’à l’image de l’Allemagne, gouverné par sa chancelière, les décisions politiques (hors militaires) sont prises par le premier ministre Robert Fico, qui a soutenu l’actuel président. Du coup, les présidentielles passionnent peu les foules, la moitié des votants étant abstentionniste. Un peu triste pour un pays ayant été si longtemps privé de démocratie.

Quant à moi, je continue mon voyage : ni Turquie ni Irak, je suis allé fêter ma sortie d’Egypte en France pendant quelques jours.

Cliquez sur mon splendide portrait pour voir d'autres images de Prague.

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vendredi 27 mars 2009

Definitely Groupie

27 03 2009

Cher Lectorat, j’ai une vie particulièrement enviable. Et voyez-vous, j’ai aussi des amis fort à l’avenant ; une seconde famille en somme. Picture this : prenez une charmante demoiselle et deux jeunes hommes assoiffés de bêtise et de tourisme et vous obtenez mes visiteurs du week-end. C’est ainsi qu’Alice, Hervé et Antho sont venus faire les choses en grand : trois pays en un week-end marathon.

Mais las des choses ordinaires, il nous fallait assouvir dignement notre appétence matérialiste et avec la manière, s’il vous plaît : nous avons ainsi bénéficié d’un upgrade généreux concernant notre voiture de location. En effet, une Opel Vectra Caravan (plus communément appelée break pour le marché français) nous a accompagné le temps d’un inoubliable week-end. Et comme vrais reconnaissent vrais, le diesel 150 chevaux était épaulé par une excellente boite automatique 6 vitesses (Aisin Warner) tandis que nos délicats séants étaient subtilement posés sur des sièges chauffants. Autrement dit, la bourgeoisie a encore frappé. Un bonheur n’arrivant jamais seul (par trois, en l’occurrence), Antho a ramassé une liasse à la frontière hongroise : un upgrade et 50€, on s’assume, voilà tout.

Alors, que vous dire ? Qu’ils ont vu Bratislava by night, qu’ils ont pu visiter Budapest avec un guide chevronné (normal pour un citroëniste), qu’ils ont dégusté des Triple Whopper, qu’ils ont apprécié les bains, qu’on a été chez Tesco, qu’on a cuisiné comme des bourgeois, qu’ils sont retournés chez Tesco, qu’on a été bête, qu’on a vu Vienne, qu’on a honoré Burger King, qu’on a converti du monde à la boite auto et que, quand je serai grand, j’aurai des sièges chauffants dans mon véhicule. Bref, de bons moments parsemés de tourisme, de raffinement et d’intelligence shuntée. On ne se refait pas.
Quoi qu’il en soit, je retiens qu’Alice était en extase devant la formule 24/7 de Tesco ; le spectacle de musique classique et de danse à Schönbrunn ne l’avait pas autant marquée.
Scénario 1, scénario 2 ?
Peu importe, on aura écrit un joli week-end. Et plus que jamais : vrais reconnaissent vrais.

Cliquez sur l'image pour plus de photos.

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mercredi 18 mars 2009

A Big Hunk O’ Love

18 03 2009

La hiérarchie est venue en audit : mes parents et ma grande tante ont ainsi passé une semaine à (re)découvrir la région. Tradition oblige, un grand apéro marquait leur arrivée.
De quoi parcourir les centres d’intérêts slovaques que sont Budapest ou Vienne. Et aussi l’occasion pour nous de découvrir Banská Štiavnica, ville minière slovaque classée au patrimoine de l’UNESCO. Une fort agréable surprise et une occasion comme une autre de renchérir ma collection de minéraux. En quelques mots, la ville vaut le détour. Au printemps ou en été, ça doit être encore mieux. Et méfiez-vous de la notion très relative de « route à double sens de circulation »…
Ah, et merci encore pour le repassage.

dimanche 1 mars 2009

La Coka Coka

01 03 2009

Plus de poudre blanche, tel était le Zeitgeist de l’hiver slovaque. Les nombreuses heures de précipitations neigeuses m’ont inspiré des sorties. Rien de bien extravagant, cela dit, comparé à l’élaboration d’un igloo…

Tout d’abord, une ballade la semaine dernière, du côté de Pezinok dans un chemin forestier couvert de neige. Petite sortie avec mon voisin du dessus et sa mie. Pas de problèmes pour monter, en revanche, la descente fut moins glorieuse : en l’absence de snowmotion et de pneus hiver (comprenez par là que j’étais habillé comme un parisien), j’ai flirté avec la poudreuse à trois reprises.

A propos de poudreuse, j’ai passé mon samedi à Vrátna dans les petites Fatra : snowboard au programme. Le paysage valait vraiment le détour et la neige était au rendez-vous. Il fallait bien ça pour amortir les chutes. Ca mérite bien deux-trois lignes, comme dirait l’autre.

Dirty Darina

01 03 2009

Lectrices et lecteurs adorés, pardonnez-moi de vous faire languir. Je vais me fendre d’un billet culturel pour me faire pardonner. Sujet du jour : la musique slovaque.
Je ne reviendrai pas sur le succès interplanétaire de Zuzana Smatanová ou de Desmod (et de leur clip à gros budget), non. Je vous propose un petit retour en arrière, du temps de la guerre froide. A cette époque, j’écoutais Michael Jackson dans la Ford Sierra paternelle. Les slovaques, quant à eux, auraient probablement écouté le tube intemporel de Darina Rolincová dans la Škoda 105 de leur père si ce dernier avait eu les moyens d’avoir une voiture. Pour la peine, je vous laisse apprécier le clip :

La vie était vraiment rude pour ceux qui vivaient du mauvais côté du rideau de fer…
Pour le reste, je vous laisse découvrir Plastic People of the Universe, LE groupe underground de l’après Printemps de Prague. Je vous pondrai un petit aperçu de la période, un de ces jours ; un peu d’histoire ne faisant jamais de mal. Surtout quand elle est racontée par un mec qui exècre le communisme et le totalitarisme en général.

mardi 3 février 2009

High times

03 02 2009

Partir au ski, c’est bien. Partir au ski dans une voiture gratuite, c’est mieux. Mais j’ai déjà fait cette extravagance. Alors pourquoi ne pas partir au ski dans une voiture gratuite et non encore commercialisée ? Me voici donc à passer mon unique jour de repos (semaines de 6 jours inside) dominical à Semmering en Autriche.
Au programme : snowboard, chutes, repas, snowboard, chutes, snowboard et voyage en œuvre d’art de couleur bleu Belle-Ile. J’ai vraiment un train de vie appréciable. Encore une fois, je vous remercie de financer mes Vacances Internationales en Entreprise via vos impôts.

dimanche 25 janvier 2009

An artwork has never been this free

25 01 2009

Je n’ai pas peur d’être garant des valeurs morales qui ont fondé la civilisation judéo-chrétienne : je crois en la fidélité. Mais voilà, j’ai trompé la C3 le temps d’un week-end. Pour la bonne cause cela dit.
Elle était rouge Erythrée : je n’aurais jamais cru pouvoir prendre autant de plaisir à conduire un véhicule à boite manuelle 5 vitesses dépourvu toit ouvrant ou de suspension hydraulique. Mais à circonstances exceptionnelles, faveurs exceptionnelles. 750 kilomètres de gratuité pour quoi faire ? Aller à Budapest, prendre des photos glamour avec mon bolide d’un jour, passer la soirée aux bains de l’hôtel Gellert et se réveiller devant un Whopper en guise de petit déjeuner.

Long story short : je ne me contente pas d’être une personne exceptionnelle, j’ai aussi une vie de rêve.

Au passage, n'ayant pas pris de photos des bains, je vous invite à regarder ici et pour admirer le décor.

samedi 24 janvier 2009

Gas Panic

24 01 2009

Franchement, je ne sais pas ce qu’on reproche au Président Medvedev. Ce bon chrétien m’a gracieusement accordé un week-end de sept jours. Eh oui, la Slovaquie n’est pas approvisionnée en gaz par le département de l’Algérie mais dépend exclusivement de l’approvisionnement russe via l’Ukraine. Blague à part, les vannes sont fermées et les industries sont priées de cesser leur activité. D’où mon grand week-end improvisé. Plus de gaz ? Il me reste le pétrole et sa gratuité associée pour emmener la C3 faire les soldes en Autriche. Qu’on se le dise, le pognon, c’est sympa.

Et comme Sassou Nguesso, je suis devenu bâtisseur : on a fait un igloo à l'aide d'une poignée de VIE. On n’a pas la vie facile. Je vous laisse admirer les travaux :

Reprise du travail dans le froid… Fallait bien une soirée dans les bains pour se réchauffer. La suite au prochain billet.